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Formation IA Claude pour l’équipe de SERFLAM Maintenance à Marseille

Les lundi 21 et mardi 22 septembre, j’ai animé deux journées de formation à Claude, l’assistant d’Anthropic, pour l’équipe de SERFLAM Maintenance, à Marseille. Une entreprise technique, un métier réglementé, des documents précis : exactement le terrain où l’IA générative devient utile, à condition d’être cadrée.

 

SERFLAM Maintenance : la sécurité des laboratoires depuis 1983

Logo de SERFLAM, service et fournitures pour laboratoires, entreprise marseillaise formée à Claude

Fondée en 1983 et installée dans le 13e arrondissement de Marseille, SERFLAM Maintenance veille sur les équipements qui protègent les personnes en laboratoire : sorbonnes, postes de sécurité microbiologique, hottes à flux laminaire et armoires ventilées.

Leurs interventions couvrent quatre métiers complémentaires :

Leurs clients sont des laboratoires industriels, pharmaceutiques, universitaires et hospitaliers. Autrement dit : des environnements où une mesure approximative n’est pas une approximation, c’est un risque.

 

Pourquoi Claude pour une entreprise technique ?

Technicien travaillant devant une sorbonne de laboratoire ouverte, cœur du métier de SERFLAM à Marseille

La question m’est posée à chaque intervention : pourquoi Claude plutôt qu’un autre assistant ? Ma réponse ne change pas : on choisit l’outil selon la tâche, et le métier de SERFLAM en appelle trois.

Les documents longs. Normes, notices constructeur, rapports de contrôle, cahiers des charges : Claude lit des dossiers entiers sans perdre le fil, et il les analyse à partir du document fourni plutôt qu’à partir de souvenirs vagues.

La prudence. Sur un document incomplet, Claude signale plus volontiers les limites de son analyse au lieu de combler les trous. Dans un métier où la conformité se mesure, cette réserve vaut mieux qu’une réponse brillante et fausse.

Le travail sur fichiers. Avec Claude Cowork, on ne discute plus avec une IA : on lui confie un dossier et on relit son travail. Reprendre une série de rapports, mettre en forme des comptes rendus d’intervention, comparer des devis, préparer une réponse à un appel d’offres : ce sont des tâches de fichiers, pas des tâches de conversation.

 

Lundi 21 septembre : comprendre l’outil et écrire des consignes qui tiennent

La première journée part du b.a.-ba, sans jargon : comment fonctionne un modèle de langage, pourquoi il produit parfois une réponse plausible mais fausse, et ce qu’on ne lui confie jamais.

Vient ensuite le cœur du métier de l’utilisateur : la consigne. Une demande utile tient en cinq questions, toujours les mêmes : de quoi s’agit-il, quel rôle doit tenir l’IA, que doit-elle produire, sous quelle forme, avec quelles limites. Le test est simple : si un nouveau collègue pouvait exécuter votre consigne sans vous poser de question, elle est prête.

Nous avons travaillé sur des documents réels de l’entreprise, pas sur des exemples de démonstration. Synthèse d’un rapport technique, reformulation d’un courrier client, extraction de données depuis un PDF, comparaison de pièces entre deux documents : chaque participant repart avec ses propres consignes, enregistrées et réutilisables.

La journée se termine sur la vérification : repérer une réponse douteuse, demander les sources, recouper deux ou trois chiffres à la main. Les noms, les dates et les chiffres sont les informations qui exigent le plus de méfiance.

 

Mardi 22 septembre : déléguer une tâche complète avec Claude Cowork

La deuxième journée change de registre. On passe de « je demande » à « je délègue, puis je relis ». C’est le vrai basculement de cette année, et c’est là que les gains de temps deviennent visibles.

Cinq règles de pilotage encadrent chaque mission confiée à Cowork :

  • Travailler sur une copie, dans un dossier dédié, jamais sur les originaux.
  • Ne connecter que le dossier utile, pas tout le poste de travail.
  • Décrire le résultat attendu plutôt que la manipulation à effectuer.
  • Demander un plan avant l’exécution, et le valider.
  • Relire avant d’envoyer quoi que ce soit à un client.

Nous avons aussi construit des assistants spécialisés par métier, pour que le contexte ne soit pas à réexpliquer à chaque fois : les procédures internes, les modèles de documents et les références réglementaires vivent dans un projet, et l’assistant s’appuie dessus.

La journée se clôt par un plan d’action : trois tâches par service, choisies parce qu’elles reviennent chaque semaine, prennent plus d’un quart d’heure, et dont on sait vérifier le résultat.

 

Normes, rapports et données clients : le cadre avant l’outil

Manipulation sous poste de sécurité microbiologique, équipement contrôlé et maintenu par SERFLAM

Dans un métier réglementé, la question de la confidentialité arrive vite, et c’est tant mieux. Nous avons posé trois repères simples.

Ce qui ne sort jamais. Données de santé, informations nominatives sensibles, coordonnées bancaires : aucune IA, quelle que soit l’offre. Pour le reste, on applique la minimisation, y compris sur un compte professionnel dont les échanges ne servent pas à l’entraînement des modèles.

L’anonymisation utile. Remplacer un nom par « le client », transformer une date de naissance en tranche d’âge, décrire une situation type plutôt qu’un dossier nominatif : la qualité de la réponse ne baisse pas, le risque disparaît.

La responsabilité. Un rapport de contrôle engage l’entreprise qui le signe, pas l’outil qui a aidé à le rédiger. L’IA propose, l’humain vérifie et signe. Cette règle vaut pour un compte rendu d’intervention comme pour un devis.

 

Ce que l’équipe emporte après ces deux jours

  • Une bibliothèque de consignes adaptées à leurs documents, prête à être partagée en interne.
  • Au moins un assistant par métier, nourri de leurs procédures et de leurs modèles.
  • Des règles d’usage claires sur les données, à formaliser dans une charte interne.
  • Un plan sur trente jours, avec des tâches précises et une personne responsable pour chacune.
  • Une attestation officielle de formation pour chaque participant.

Les participants peuvent aussi tester ce qu’ils ont retenu avec mon quiz de connaissances Claude, vingt questions qui reprennent l’essentiel des deux journées.

 

Vous dirigez un laboratoire ou une PME technique dans les Bouches-du-Rhône ?

Le programme suivi par SERFLAM n’a rien d’un catalogue : il a été construit à partir de leurs dossiers, de leurs normes et de leur organisation. C’est la méthode que j’applique pour chaque entreprise, à Marseille comme ailleurs.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter ma formation dédiée à Claude, le détail de mes formations IA à Marseille, ou la déclinaison pensée pour les responsables qualité, sécurité et environnement, très proche des enjeux d’un métier réglementé.

Formation en intra-entreprise, sur un ou deux jours, dans vos locaux ou à distance, finançable par votre OPCO. Écrivez-moi ou appelez le 06 95 59 37 82 : vingt minutes d’échange suffisent pour savoir si ce format vous convient.

Merci à l’équipe de SERFLAM pour son accueil et pour la qualité des échanges pendant ces deux journées. Leur site est à découvrir sur serflam-maintenance.com.

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