Les lundi 19 et mardi 20 octobre, j’ai animé deux journées de formation à l’IA et à la bureautique pour Matisse Chambrier et son équipe, de CL Bois de Chauffage. Nous avons travaillé dans ma salle de réunion à Montélimar, autour de Claude, l’assistant d’Anthropic, et des documents qui font réellement tourner une petite entreprise : devis, bons de livraison, relances, tournées de livraison.
CL Bois de Chauffage : deux associés et une exploitation forestière en Drôme provençale

CL Bois de Chauffage est installée à Colonzelle, en Drôme provençale. Quentin Latour et Matisse Chambrier y exploitent des forêts locales, coupent le chêne sur pied, fendent les bûches à la longueur demandée et livrent en vrac dans un rayon d’environ trente kilomètres, de Nyons à Bollène en passant par Montélimar et Pierrelatte.
Du bois sec prêt à brûler, du demi-sec à faire sécher, du chêne, du hêtre et du frêne : l’offre est simple, et c’est justement ce qui la rend exigeante. Chaque commande se traduit par un devis, une quantité en stères, une longueur de bûche adaptée à l’appareil du client, une adresse de livraison et une date. Multipliez par une saison de chauffe et vous obtenez un travail administratif que personne n’a envie de faire le soir.
Pourquoi partir de la bureautique, et pas de l’IA
Je ne commence jamais une formation en entreprise par l’outil. Je commence par les tâches. Avant ces deux journées, j’ai demandé à l’équipe quelles étaient les trois choses qui leur prenaient le plus de temps chaque semaine, en dehors du bois lui-même. Les réponses tenaient en trois lignes : répondre aux demandes de devis, tenir le suivi des commandes et des livraisons, relancer ceux qui n’ont pas donné suite.
C’est à partir de ces trois lignes que j’ai construit le programme. Une IA générative ne sert à rien si elle reste une curiosité : elle devient utile le jour où elle prend en charge une tâche identifiée, répétitive, et dont on sait vérifier le résultat. Dans une TPE, ce sont presque toujours des tâches d’écriture et de mise en forme.
Lundi 19 octobre : écrire une consigne qui tient
La première journée a porté sur le socle. Comprendre ce que fait Claude, ce qu’il ne fait pas, et pourquoi la qualité de la réponse dépend d’abord de la qualité de la demande. Nous avons travaillé la structure d’une consigne : le contexte, le rôle attendu, la matière à traiter, le format de sortie, et les contraintes à respecter.
Les exercices sont partis de leurs propres textes. Une demande de devis reçue par courriel, transformée en réponse claire et complète. Un message de relance qui relance vraiment, sans être agressif. Une description de produit reprise pour le site et pour les réseaux sociaux, à partir des mêmes informations.
Une idée est revenue toute la journée : l’IA ne sait rien de ce que vous ne lui dites pas. Elle ignore vos tarifs, vos zones de livraison, votre façon de parler à vos clients. Lui donner cette matière une bonne fois, dans un projet dédié qu’elle retrouve à chaque conversation, change complètement la qualité de ce qui sort.

Mardi 20 octobre : les documents du quotidien
La deuxième journée est entrée dans la bureautique proprement dite. Nous sommes partis de fichiers réels et nous les avons fait travailler : un tableau de suivi des commandes, un modèle de devis, un bon de livraison, une liste de clients à relancer.
Au programme concret de cette journée :
- Transformer une suite de messages et de notes en un tableau exploitable, avec les bonnes colonnes.
- Préparer des modèles de documents réutilisables plutôt que de réécrire chaque fois.
- Faire relire et corriger un texte sans en perdre le ton ni le sens.
- Regrouper des livraisons par secteur pour préparer une tournée cohérente.
- Écrire une série de publications à partir d’une seule idée, sans répéter la même phrase.
Et surtout, la compétence qui fait la différence sur la durée : vérifier. Repérer ce qui ne va pas dans une réponse, demander la correction, et savoir quand il vaut mieux reprendre la main soi-même. Une IA qui se trompe avec aplomb coûte plus cher qu’une IA qu’on ne sait pas utiliser.

Les données des clients, avant l’outil
Une entreprise qui livre chez des particuliers manipule des noms, des adresses, des numéros de téléphone. Nous avons donc pris le temps de poser le cadre : ce qu’on peut confier à un outil d’IA, ce qu’on anonymise avant de le coller, et ce qui n’a rien à y faire.
Ce n’est pas un cours de droit, c’est une règle de travail simple : avant de déposer un fichier dans une conversation, on se demande ce qu’il contient et si un tiers pourrait le lire sans dommage. Dans la pratique, il suffit souvent de retirer une colonne.
Ce que l’équipe repart avec
À la fin des deux journées, l’objectif n’était pas que chacun sache tout faire, mais que chacun sache faire quelques choses utiles, tout de suite :
- Un projet dédié à l’entreprise, qui contient ses informations et son vocabulaire.
- Des modèles prêts pour les devis, les relances et les réponses aux demandes courantes.
- Une méthode pour écrire une consigne et pour corriger une réponse décevante.
- Une règle claire sur les données clients.
- Une attestation officielle de formation.
Le reste viendra avec l’usage, et c’est très bien ainsi : ces outils s’apprennent en les utilisant sur de vrais dossiers, pas en empilant des fonctionnalités qu’on n’ouvrira jamais.
Vous dirigez une petite entreprise en Drôme ou en Ardèche ?
Ce format convient particulièrement aux structures de deux à dix personnes, où l’administratif se fait entre deux chantiers. Deux journées suffisent pour passer de la curiosité à une pratique installée, à condition de travailler sur vos documents et pas sur des exemples de démonstration.
Vous pouvez découvrir le détail de mes formations IA à Montélimar, la formation dédiée à Claude, ou le format pensé pour les dirigeants qui veulent d’abord savoir quoi en faire. Si vous partez de zéro, la journée de découverte de l’IA est une bonne porte d’entrée.
Formation en intra-entreprise, sur un ou deux jours, dans vos locaux, dans ma salle de réunion à Montélimar ou à distance, finançable par votre OPCO. Écrivez-moi ou appelez le 06 95 59 37 82 : vingt minutes d’échange suffisent pour savoir si ce format vous convient.
Merci à Matisse Chambrier et à son équipe pour ces deux journées, et pour la franchise des échanges. Leur bois se découvre sur CL Bois de Chauffage.